La marche du souvenir

Label du Président de la République dans le cadre du 50ème anniversaire des débarquements et de la libération de la FranceEn concertation avec les anciens évadés de France et les associations d'anciens combattants, un chemin symbolique fut réhabilité suivant l'itinéraire montagnard le plus emprunté par tous ceux qui, pendant la seconde guerre mondiale, se sont évadés clandestinement vers l'Espagne et l'Afrique du Nord.

Un label a été accordé à cet itinéraire du Chemin de la Liberté par la commission de la mission du cinquantenaire des débarquements et de la Libération de la France.

L'itinéraire :
Le départ se fait depuis le pont du Chemin de la Liberté à Saint-Girons (France).

Puis direction vers Alos et Sentenac d'Oust où se trouve la stèle en la mémoire de Louis Barrau, jeune passeur de 19 ans fusillé par les allemands alors qu'il tentait de s'enfuir après l'incendie de la grange de Lartigue où il avait trouvé refuge.

Le Chemin de la Liberté - La marche du souvenir
À Seix, un sentier forestier mène aux cabanes pastorales de Lézurs et de Cazabède. Puis, par les estives de Sentenac et de Soueix le chemin passe par les cols de La Core (1395 m) et du Soularil (1579 m), à la Cabane de la Subera (1499 m), et au Pic du Lampau où s'écrasa le 19 juillet 1945 un bombardier Halifax III appartenant à la 644ème escadrille basée à Tarrant-Rushton en Angleterre (débris encore visibles ainsi qu'une stèle en hommage à l'équipage disparu).

Profil de l'itinéraire du Chemin de la Liberté
La marche ascendante reprend en direction du Col des Craberous (2382 m), puis vers la Cabane d'Espugue (2192 m) et le Col du Pécouch (2499 m). Le col passé, la descente mène au Refuge des Estagnous (2246 m). Les évadés qui passaient par cet abri arrivaient exténués, souffrant de faim et de froid. Certains arrachaient quelques planches pour faire du feu et se réchauffer puisque, souvent, c'était une question de vie ou de mort. Ainsi ils reprenaient courage pour poursuivre l'ascension et franchir la frontière au col de la Claouère. Les corps de plusieurs d'entre eux, morts d'épuisement, furent découverts après la libération à proximité des étangs Rond et Long (1929 m).

Le panorama, magnifique, s'ouvre sur toute la chaîne pyrénéenne, sur le proche massif du Mont Valier et sa réserve domaniale.

Après avoir passé l'étang Rond et l'étang Long, le Col de la Claouère (2529 m) est le point de passage de la frontière Franco-Espagnole.

Pour la dernière étape, l'assez longue descente sur Alos de Isil (Catalogne - 1161 m) se fait à travers les pelouses et les chemins à bétail plus ou moins bien marqués.

L'arrivée est à Esterri d'Aneu (Espagne).